«
Ecoarte » est un acte créatif , surgit de l´amour pour
la nature, surtout pour la mer, et du désir d´une proximité
permanente. Enfin : c´est la tentative d´emporter la mer chez
soi !
Pour arriver à ce but, l´artiste essaye de ressusciter d´une
façon créative le souvenir des impressions qui inondent tous
les sens aux environs de la mer. Les tableaux doivent amener à des
associations qui raniment le bruit des ondes, l´eau qui scintille,
la chaleur agréable du soleil, la caresse du vent et la tendresse
du sable. De l´autre côté il y a aussi des peintures
que l´on associerait plutôt à une mer agitée et
à un vent gelé, ou alors aux caractéristiques de la
nuit.
En tout cas il s´agit de la renaissance des émotions qui accompagnent
l´expérience d´un tête à tête avec
la nature, de raviver son influence positive, la joie d´un moment
de pur bonheur.
Technique
Le premier pas de la technique développée par Gisela Schrader consiste en l´emploi d´une masse élastique, dont les composants sont mélangés au moment de l´utilisation. La masse est dispersée sur une toile à peindre à l´aide d´un pinceau, tout en lui donnant la structure désirée. Alors les différents éléments destinés à composer l´oeuvre y sont mis plus ou moins à la façon d´une mosaïque et couverts d´une pellicule de vernis élastique. Sur la toile se rencontrent toutes sortes de sable et de terre, des cailloux entiers ou triturés, des coquilles, du bois lavé par l´eau, des semences, des feuilles, des plumes, du verre poli par l´ action de l´eau, des carapaces de crabe, enfin : tout ce que l´on peut trouver à la plage. De cette façon sont créées des superficies singulières et plastiques qui doivent être appréciées non seulement avec les yeux mais aussi avec les doigts, pour en sentir l´aspérité, les saillies. Les couleurs sont les teintes naturelles du matériel employé, quelquefois complétés par des pigments.
Les matériaux
L´artiste
trouve la plupart des éléments de ses compositions sur les
plages solitaires de la côte brésilienne. Et il y a 25 ans
qu´elle visite régulièrement l´Amazonie, d´où
elle emporte le sable extrêmement fin et brillant des bancs de sable
qui viennent à la surface de temps en temps des eaux du Rio Negro,
réminiscences d´une mer antérieure à l´histoire.
Il y a aussi des fois où lartiste achète des coquilles,
qu´elle rapporte de ses voyages ou bien reçoit des pièces
trouvées par ses amis. Actuellement elle a une commande pour faire
une peinture, qui devra unir, dans une toile, des cailloux du Rhin avec
le sable de l´Amazonie. Encore un mot pour expliquer les noms des
oeuvres. La plupart des plages brésiliennes ont des noms indigènes
et c´est pour ça que Gisela Schrader baptise les plages de
son imagination en Tupi-Guarani, la langue utilisée par les indigènes
et les missionnaires jésuites au Brésil au temps jadis.
Le futur du "Projeto Ecoarte"
Il
y a quelque temps que l´artiste fait ses recherches aussi sur les
plages du Portugal et dans les îles de la Mer du Nord et sur le Rhin
en Allemagne.
Dans un futur proche elle veut chercher linspiration dans dautres
régions de la terre, éloignées ou pas de la mer. Il
y a le projet de visiter l´Etna en Italie et, plus tard, l´Islande.
Quant à la technique, elle pense inclure la photographie dans son
art.
http://www.ecoarte.art.br
résolution minime 800x600. © Copyright 2004